Année du Coq de Feu

coq-de-feuL’année chinoise du Coq de Feu 2017 débute le 28 janvier 2017.

Le Nouvel An lunaire ou Nouvel An Chinois 农历新年 (Nongli Xinnian) aussi appelé Fête du Printemps 春节(Chunjie) ou Fête du Têt au Vietnam, est la fête la plus importante pour les communautés asiatiques à travers le monde entier. Le terme Nongli Xinnian signifie littéralement « Nouvel an du calendrier agricole » car il se célèbre suivant le calendrier chinois qui est luni-solaire. En effet, le nouvel an chinois était à l’origine une fête agricole, c’était une manière pour les paysans de célébrer le printemps, invocateur de l’arrivée des beaux jours.

Spécificités des années du Coq de Feu:

 Signe de l’aube, signe de l’éveil, cette année le triomphe et le succès ne pourront être décrochés qu’au prix d’efforts soutenus et bien orientés.

Les années de Coq sont souvent des périodes mêlant droiture et justice, grandiloquence et organisation logistique.

L’élément Feu représente la force de lumière (de la connaissance) l’emportant sur l’obscurité et l’obscurantisme. L’année Coq de Feu met à l’honneur les qualités de bienveillance, indépendance et équité.

Le caractère du Coq de Feu:stamp_coq

Dans l’histoire de la Chine ancienne, le coq est rattaché à la figure du valeureux guerrier : il est fier, combatif, vigilant, courageux mais également susceptible, belliqueux, et irritable. Il est aussi le symbole de la rectitude, de la clarté et de la grandeur. Dans la bataille, il fait toujours preuve de courage et de puissance mais lucide et intelligent. Réputé pour être un bon leader, il organise, structure, planifie et dirige de main de maître mais peut agacer ses employés. En effet, le coq peut avoir les défauts de ses qualités. Parfois trop rapide, peu diplomate, directif, il faut qu’il apprenne à écouter les autres et à prévoir ses arrières. Beau parleur, soucieux de sa personne et prétentieux, il sait se faire voir et se faire entendre. Il parade et adore que l’on parle de lui en bien.

Nouvel an, tradition et modernité:

Le Nouvel An chinois fonde ses origines et ses traditions sur des croyances ancestrales.

Ce 28 janvier, plus d’un milliard de citoyens au travers du monde ont perpétué rituels, offrandes et festivités traditionnelles. Cette fête est un moment dont on profite en prenant des vacances et en se réunissant en famille. C’est l’occasion de retrouvailles et d’échanges de vœux tels que: Suì suì píng ān (Puisse la paix t’accompagner chaque année), Wàn shì rú yì (Mes meilleurs voeux), Nián nián you yú (Que ta vie soit riche) ou encore Gōng xi fā cái (Je te souhaite une année prospère).

La langue chinoise replongera également à l’origine de ses idéogrammes pour célébrer le Nouvel an. Ainsi retrouvera-t-on dans l’expression Fú Lù Shòu, les noms des dieux du Bonheur (Fú), de la prospérité (Lù) et de la longévité (Shòu).Fête Tet 2017

 

Cerveau et méditation

Neurobiologiste, directeur émérite du Max Planck Institute for Brain Research, Wolf Singer est l’un des plus grands spécialistes mondiaux du cerveau.

Moine bouddhiste depuis quarante ans, Matthieu Ricard est l’un des méditants les plus chevronnés, régulièrement sollicité par les universités du monde entier pour se prêter à des expériences sur le cerveau.

Pendant huit ans, ils ont partagé leurs savoirs et se sont interrogés ensemble sur le fonctionnement de l’esprit. La méditation modifie-t-elle les circuits neuronaux ? Comment se forment les émotions ? Quels sont les différents états modifiés de la conscience ? Qu’est-ce que le « moi » ? Le libre arbitre existe-t-il ? Que peut-on dire de la nature de la conscience ?… Chaque fois, Matthieu Ricard et Wolf Singer confrontent deux traditions de pensée. L’une, la philosophie bouddhiste, est une connaissance à la première personne, résultat des pratiques millénaires des moines tibétains. L’autre, les neurosciences, est une connaissance à la troisième personne, issue d’expérimentations en laboratoire. Les deux approches sont radicalement différentes, mais elles aboutissent souvent aux mêmes conclusions.

méditation psychothérapie

Pour développer une véritable « science de l’esprit » leur rapprochement, esquissé depuis quelques années, est indispensable. C’est ce que propose cet ouvrage : un dialogue approfondi entre les sciences contemplatives et les sciences modernes, pour percer les mystères de l’esprit humain.

La connexion esprit-corps, bien plus dense qu’on ne le pensait.

Des neuroscientifiques de l’université de Pittsburgh viennent d’identifier les connexions anatomiques entre de multiples zones du cerveau et la partie du corps qui gère le stress.

cover-r4x3w1000-57e17d7583cd3-meditation                     Deux personnes en séance de méditation. ©PIXATHLON/SIPA

NEURONES. « L’axe du stress » est une notion connue depuis longtemps. On sait qu’en cas de situation d’urgence, le cerveau envoie un signal vers les glandes surrénales – petites structures coiffant les reins – qui sécrètent alors du cortisol. Celui-ci va provoquer des réactions physiques, accélération du rythme cardiaque, dilatation des pupilles, sudation, comportement d’attaque ou de fuite, etc. jusqu’à ce que le cerveau le freine, une fois le danger passé. On soupçonnait jusqu’à présent qu’une seule, voire deux régions du cortex cérébral, à la localisation incertaine, contrôlaient la glande surrénale. Aujourd’hui, grâce à une nouvelle méthode de traçage qui révèle les longues chaines de neurones interconnectés, une équipe de l’université de Pittsburgh (Etats-Unis) affirme, dans une étude publiée dans les PNAS, qu’elle a découvert de multiples zones corticales liées anatomiquement aux glandes surrénales.

Une réelle base anatomique pour les maladies psychosomatiques »

« Cela vient apporter une nouvelle lumière sur la manière dont le stress, la dépression et les autres états mentaux peuvent altérer la fonction des organes, et montre qu’il y a une réelle base anatomique pour les maladies psychosomatiques »,

On découvre ainsi que les plus grandes zones de connexions « esprit-corps » sont celles impliquées dans la cognition et l’affect. Ce qui expliquerait notre mode de fonctionnement : grâce à ces connexions multiples, le cortex nous donnerait la possibilité de répondre au stress de façon un peu plus subtile (combattre ou fuir) qu’une créature primaire. « Comme nous avons un cortex, nous avons des options, résume Dr Peter Strick, co-auteur de l’étude. Si quelqu’un vous insulte, vous n’avez pas à attaquer ou à fuir. Vous pouvez avoir des réponses plus nuancées et ignorer l’insulte ou trouver une répartie spirituelle. Ces options sont une partie de ce que le cortex nous donne. »

Nous avons peut-être découvert le connectome du stress et de la dépression. »

Autre surprise : certaines zones du cortex moteur (bande de cortex qui contrôle nos mouvements) sont aussi connectées aux glandes surrénales. Entre autres, une portion du cortex moteur primaire impliquée dans le contrôle de l’axe du corps et de la posture. Ce qui pourrait expliquer, selon les auteurs, pourquoi les exercices de recentrage du corps (Pilates, yoga, Taï-chi…) sont si efficaces dans la gestion du stress.

Enfin, lorsque nous ressentons un conflit, ou lorsque nous avons commis une erreur, certaines zones cérébrales s’activent. Et bien, l’étude des PNAS démontre, que ces zones influencent également la glande surrénale. Il serait donc possible que se remémorer une erreur, ou se culpabiliser, réactivent ces zones qui, via un un signal descendant, génère de nouveau un stress, comme l’événement initial. Cela pourrait ouvrir de nouvelles pistes pour les thérapies du stress post traumatique. La méditation, notamment, est un bon remède anti stress. « Peut-être parce que la connexion anatomique avec la glande surrénale et cortex apparaît active« . Et Peter Strick de conclure : « Une façon de résumer nos résultats est que nous avons peut-être découvert le connectome du stress et de la dépression. »

Sources: Sciences et Avenir

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/cerveau-et-psy/le-connexion-esprit-corps-bien-plus-dense-qu-on-ne-le-pensait_104458